Enquête sur les puces électroniques pour IA fabriquées sur Grenoble

Stopper l’IA c’est stopper le capitalisme, et inversement

dimanche 26 juillet 2026, par Antitech 26.

Les data centers, tel celui en projet à Rovaltain (Alixan, 26), et les IA ne sortent pas de nuages immatériels, mais sont de massifs hangars réfrigérés (eux ont la clim !) remplis d’ordinateurs, de câbles et de puces électroniques gourmands en ressources et en métaux, nécessitant un lourd réseau industriel mondial et d’énormes mines polluantes.

Le collectif STopMicro lutte contre le complexe de l’industrie numérique grenoblois, notamment ST et Soitec, des entreprises qui sont à fond sur le marché des puces électroniques IA pour les data center et pour en incruster partout dans les objets connectés du quotidien :

Enquête sur les puces électroniques pour IA fabriquées sur Grenoble {JPEG}
  • L’IA augmentée -Le rôle de STMicroelectronics et Soitec dans l’IA – De janvier à juin 2026, l’action en bourse de STMicroelectronics a augmenté de 186 %, une hausse justifiée par l’élargissement de son marché pour l’intelligence artificielle (IA), en particulier un gros contrat signé en février avec Amazon Web Services. Chez Soitec, le développement de l’IA est également pour beaucoup dans les prévisions de croissance de l’entreprise.
    Il y a trois ans, nous nous étions livrés à une enquête visant à comprendre à quoi servaient concrètement les puces fabriquées dans les usines du Grésivaudan (dont nous dénoncions déjà l’impact social et environnemental). Il y a trois ans, ChatGPT venait tout juste de naître et les bouleversements causés par l’IA n’étaient pas encore si perceptibles. Une mise à jour de cette enquête était donc nécessaire. Quoique non-spécialistes du sujet, nous avons cherché à comprendre dans quelle mesure ST et Soitec travaillent pour l’IA, et pour quelles applications servent leurs puces. Comprendre, pour mieux lutter.
  • Sécheresse : STopMicro coupe l’eau à la DREAL – Le collectif STopMicro se bat contre les agrandissements de deux usines de puces électroniques dans la région grenobloise. Ces deux entreprises consomment 185 litres d’eau potable par seconde pour fabriquer la dystopie numérique (6G, IA, etc.). Elles bénéficient pour cela d’autorisations taillées sur mesure par la DREAL, un service de la Préfecture. Ainsi, elles ne sont tenues, ni de rendre publique leur consommation, ni de réduire leurs prélèvements.
    Vendredi 17 juillet, nous nous sommes rendu-es devant les locaux de la DREAL en présence de journalistes et lui avons coupé l’eau en signe de protestation.

- Le techno-capitalisme, et son complice schizophrénique l’Etat, ignore (ou s’accomode quand ils deviennent trop énormes) des désastres qu’il génère inévitablement, du moment que ça crée de la Croissance et de la Valeur. Pour survivre dans son système irrationnel et destructeur de croissance infinie, l’innovation, ici l’IA, lui est vitale, tant pis si pour des puces et des algorithmes il faut tout massacrer, accélérer les catastrophes et brûler les restes de la planète.
Stopper l’IA c’est stopper le capitalisme, et inversement.

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