Vendredi 17 juillet 2026

Il y a quatre-vingt-dix ans, des milliers de travailleurs organisés dans la CNT ont montré que la classe ouvrière pouvait non seulement vaincre le fascisme, mais aussi commencer à construire une nouvelle société, basée sur la justice sociale, l’autogestion et la liberté des travailleurs.
Nous célébrons le 90e anniversaire de la révolution sociale, non pas pour nous accrocher à un concept ancien et immobile, mais pour tirer les leçons de ce processus révolutionnaire et adapter ses leçons au monde d’aujourd’hui et aux désirs de justice sociale des travailleurs d’aujourd’hui.
Durruti, García Oliver, ou Federica Montseny, mais surtout, des milliers de militants anonymes ne nous ont pas légué un mythe ou un musée. Ils nous ont légué une façon de comprendre la lutte: nous organiser là où se trouve l’exploitation, faire confiance à la force collective et construire une contre-puissance par le bas.
La révolution sociale n’a pas commencé lorsque le peuple est descendu dans la rue; elle a commencé beaucoup plus tôt, lorsque des milliers de travailleurs ont été patiemment organisés dans les syndicats, il est iet t adans les écoles de formation de bles, ainsi que les athénées, ípériodique qui dans les rues du petit è.
Maintenant, si nous transformons la révolution sociale et les grandes années de l’anarcho-syndicalisme ibérique, en une photographie ia et immobile, nous cessons de comprendre ce qu’était le mouvement ouvrier et son dynamisme. Son véritable héritage est d’avoir montré que l’anarcho-syndicalisme a su se réinventer face aux défis de son temps, en modifiant ses formes d’organisation, en innovant dans ses modes de propagande et d’action, et en accumulant des forces pour rendre possible la transformation sociale. Aujourd’hu , ce que nous devons faire, c’est faire de même.
Le contexte actuel est différent, mais les défis sont à nouveau immenses. L’extrême droite essaie de diviser notre classe et de blâmer les faibles, tandis que le capital concentre la richesse et précarise nos vies. La meilleure réponse n’est pas la nostalgie, c’est de construire un anarcho-syndicalisme fort, enraciné dans les lieux de travail et la société. Capable de contester le bon sens des travailleurs.
Jusqu’à présent de en 2026, plus de 3.400 nouveaux travailleurs ont rejoint la CGT de de Catalunya, sur tout le territoire et dans tous les secteurs, approchant les 30.000 membres. C’est la meilleure nouvelle que nous puissions donner ce 19 juillet. Mais grandir nous impose aussi une responsabilité: former cette nouvelle affiliation pour qu’elle devienne une appartenance préparée, capable d’organiser des conflits, d’étendre l’union et de transmettre les valeurs d’anarcho-syndicalisme à une nouvelle génération.
Nous avons besoin d’une organisation beaucoup plus grande, plus forte et agile, utile à la classe ouvrière. Une organisation capable de résister à l’offensive réactionnaire, capable de continuer à prendre des droits et, alors qu’elle est capable d’incorporer des milliers de personnes dans nos syndicats, d’accumuler la force nécessaire pour transformer profondément les rapports de pouvoir entre le capital et le travail, entre le capital et la vie.
Il y a quatre-vingt-dix ans, ils ont montré qu’un autre monde était possible, qu’il pouvait être ramené ici et maintenant le domaine de la justice et de l’égalité. Aujourd’hui, nous devons montrer qu’il est encore possible de construire la force collective qui en fait une réalité.
Secrétariat permanent de la CGT de Catalogne
19 de juillet 2026

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