Paris (France) (AFP) – Les personnels de Radio France réunis mercredi en assemblée générale ont demandé à leur direction le retrait de la chronique hebdomadaire attribuée sur France Inter à un responsable du magazine Valeurs actuelles, et ont voté le principe d’une grève, ont rapporté des participants.
Publié le : 02/09/2026 – 15:33
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Dans une motion adoptée à l’unanimité, les personnels disent leur « refus catégorique » de l’arrivée de Charles Sapin à l’antenne, dont le magazine porte des valeurs non « compatibles » avec celles du groupe public.
L’intersyndicale de Radio France doit « déposer un préavis de grève dans les meilleurs délais » en l’absence d’un tel retrait, ajoute le texte dont l’AFP a eu connaissance.
France Inter, première radio en audience, est en ébullition depuis l’annonce de l’arrivée de Charles Sapin, une décision justifiée par la direction au nom du « pluralisme » alors que s’ouvre une année présidentielle.
« Le pluralisme ne peut servir de prétexte à la légitimation de toutes les paroles », proclame la motion qui s’adresse à la présidente de Radio France Sibyle Veil et à la patronne de France Inter Céline Pigalle.
La chronique dominicale de Charles Sapin provoque « colère et incompréhension » au sein du groupe et parmi les auditeurs, ont souligné des participants à l’AG, qui a rassemblé une centaine de personnes selon les organisateurs.
« Le pluralisme, jusqu’où? », s’est ému un responsable syndical, alors que Valeurs actuelles, classé très à droite, a été plusieurs fois condamné en justice, notamment en 2021 quand il avait dépeint en esclave l’élue Insoumise à la peau noire Danièle Obono. Il était dirigé à l’époque par Geoffroy Lejeune, passé depuis au Journal du dimanche (JDD).
« On courbe la nuque devant ceux qui ont promis de nous décapiter », a lancé un autre syndicaliste, en référence aux accusations de partialité de l’audiovisuel public en faveur de la gauche et à la menace d’une privatisation du secteur brandie par le RN.
Ces accusations avaient motivé il y a un an la création d’une commission d’enquête parlementaire par l’UDR, parti allié au Rassemblement national.
© 2026 AFP

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