
Du TFA dans l’eau de pluie européenne et jusqu’aux glaces de l’Antarctique
mercredi 10 juin 2026, par Antitech 26.
Les pompes à chaleur poussées à l’installation partout par l’Etat s’avèrent être une source majeure de dissémination de PFAS partout, un polluant dangereux et très durable.
En outre, ces problématiques gaz réfrigérants des climatiseurs et pompes à chaleur devraient voir leur utilisation tripler d’ici à 2050.
Nouvel exemple qui montre que le solutionnisme technologique inhérent à la civilisation industrielle est une impasse.
Au mieux, les technologies complexes remplacent une nuisance par une autre… Mais le plus souvent des nuisances nouvelles s’ajoutent en fait aux précédentes.
Dans la civilisation industrielle il ne peut pas exister de transition écologique réelle, mais plutôt l’ajout de nouvelles couches de désastres qui eux sont bel et bien durables.
« Pompes à chaleur et climatisation sont la première source d’émissions de PFAS en Europe » – Le débat sur ces substances chimiques est relancé au sein de l’Union européenne, alors que les machines qui permettent de s’adapter au dérèglement climatique sont incriminées, relève l’historien Jean-Baptiste Fressoz dans sa chronique au « Monde ».
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Le rapport souligne le caractère vain d’une approche « substance par substance ». Evaluer la toxicité de plus de 10 000 molécules différentes – quand moins de 50 ont été sérieusement étudiées à ce jour – relève de la chimère réglementaire. Cette méthode offre aux industriels une stratégie d’esquive perpétuelle, leur permettant de remplacer une molécule interdite par un clone chimique tout aussi suspect.
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quasi-indestructibilité de ces composants. Ce qui fait leur intérêt technique produit aussi leur danger : ils s’accumulent de manière irréversible dans la biosphère, augmentant mécaniquement, jour après jour, notre exposition et les risques sanitaires qui lui sont liés. Deuxièmement, les propriétés de ces substances étant très appréciées, leur utilisation devrait tripler d’ici à 2050. Troisièmement, l’illusion technologique de la dépollution. « Une fois les PFAS présents dans l’environnement, leur retrait de l’eau, des sédiments ou de la biomasse est extrêmement difficile et coûteux, voire impossible »
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Si le débat public s’est cristallisé en France autour de certains objets emblématiques – le fart des skis et les poêles Tefal en particulier –, le document montre une bien plus grande variété de sources : pesticides, mousses à incendie, électronique, etc. Il révèle aussi que la majorité des émissions de PFAS en Europe provient des gaz fluorogénés (39 000 t/an sur 68 000 t/an) c’est-à-dire principalement des climatiseurs et des pompes à chaleur.
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un PFAS ultra-mobile que l’on retrouve désormais de l’eau de pluie européenne jusqu’aux glaces de l’Antarctique
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Voir aussi, le TFA est toxique : Omniprésent dans l’eau, le polluant éternel TFA classé toxique pour la reproduction

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