A propos du Data Center à Bordeaux

Publié le 7 février 2026| Maj le 6 février

Un nouveau projet de DATA CENTER est prévu à Bordeaux. Nik l’IA, tuons le fascisme dans l’oeuf !

L’information est passée plus ou moins inaperçue le mois dernier, pourtant un enième projet dégeulasse se prépare en coulisses de la Metropole et de la Mairie de Bordeaux.
C’est le 7 janvier, lors de leurs voeux de bonne année au MEDEF que Pierre Hurmic et Christine Bost, ont présenté leur intention de faire construire un complexe gigantesque de DATA CENTER dans le nord de Bordeaux.

En effet, 20 hectares seront dédiés à entrainer de l’IA, le tout pour un coût énérgétique avoisinant les 250 mégawatts ! Dis comme ça, on a du mal a se représenter mais pour donner une idée c’est l’équivalent d’ « un quart de la consommation électrique des habitants de la métropole bordelaise par an », c’est l’élue en charge du projet qui le dit elle-même. [1]
Pour défendre leur nouvelle idée, la mairie « écolo » avance que bien que ce ne soit pas de gueté de coeur, il faut rester compétitif et que « c’est la réalité du monde dans lequel on vit ». C’est aussi « un gage de souveraité » pour les données du pays et de ses alliés là où aujourd’hui « 92 % des données sont stockées et connectées dans des data centers aux États-Unis ».

Vous l’aurez compris, il en va de la sécurité de la nation et de la capacité du pays à se placer dans les enjeux du « monde dans lequel on vit ». Administativement le projet est déjà bien ficelé et à toutes ses chances d’aller au bout à moins que.. A moins que des petits cailloux viennent faire dérailler la machine bien huilée. Car nous sommes nombreux-ses à réaliser ce que l’IA permet déjà et ce qu’elle pourrait permettre demain.
Hormis son absurdité écologique dans un monde en réchauffement de plus en plus fort, c’est aussi une bombe à retardement en terme de surveillance, de répression et d’arsenal de guerre. Car le développement de cette technologie ne sera certainement pas à l’avantage des pauvres.

En ce moment aux US, des sociétés comme Palantir fournissent des renseignements via l’IA à l’ICE afin de chasser les sans-papiers [2] . L’entreprise française CapGemini et une de ses filiale faisaient de même jusqu’a mettre fin à leur contrat récemment sous la pression d’une mauvaise presse.
En France, si la police ne dispose pas encore officiellement du droit d’utiliser l’IA dans le cadre de ses enquêtes, ce n’est qu’une question de temps avant que cela soit possible.
D’un autre côté les armées du monde se dotent également en masse de ces technologies, la France souhaite d’ailleurs devenir leader européen en la matière. [3]

On comprend avec ce contexte, un peu mieux les enjeux derrière la construction de ce DATA CENTER géant. Les raisons de ne pas en vouloir sont nombreuses et c’est parce que ce projet est encore tout frais et peu avancé qu’il faut le cibler dès aujourd’hui.

Tuons le fascisme dans l’oeuf !

Notes

[1] Propos de Delphine Jamet, raportés dans l’article de Reporterre : « C’est le monde dans lequel on vit » : à Bordeaux, la mairie écologiste soutient un énorme projet de data center

[2] Voir notamment l’article d’Amnesty International : « USA/Global : Tech made by Palantir and Babel Street pose surveillance threats to pro-Palestine student protestors & migrants »

[3] voir l’article du Monde : L’emploi de l’intelligence artificielle à des fins militaires connaît une accélération sans précédent

https://lagrappe.info/?A-propos-du-Data-Center-a-Bordeaux-1860

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