Franceinfo TV : quand le service public vire (très) à droite

Franceinfo TV : quand le service public vire (très) à droite

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Excuses forcées pour une ironie sur Éric Ciotti, indulgence pour des fake news visant LFI, recrutement de chroniqueurs issus de CNews : Franceinfo TV prend un virage éditorial droitier qui inquiète en interne. Journalistes et syndicats dénoncent une complaisance avec la droite et l’extrême droite, une course à l’audience et une imitation des médias privés. Ces pratiques mettent à mal les devoirs de neutralité, de professionnalisme et de rigueur propres au service public. Enquête et témoignages.

« Nos présentons nos excuses à Éric Ciotti pour un propos inapproprié et déplacé prononcé sur notre antenne par une journaliste de la rédaction de France Télévisions. » Dimanche 15 mars à 23 heures, en pleine édition spéciale sur les résultats du premier tour des municipales, la direction de Franceinfo TV balance ce tweet en catastrophe. Une heure plus tôt, Nathalie Saint-Cricq avait comparé ironiquement Éric Ciotti à Mussolini en lâchant en direct un « alias Benito », croyant son micro coupé. La bourde lui vaudra une suspension d’une semaine.

Henri Maler, fondateur d’Acrimed, commente ironiquement sur X : « Directrice des rédactions nationales de France Télévisions, habituellement chargée de tirer à vue contre LFI. Suspendue pour s’être trompée de cible. » La formule fait mouche. Car France Info fait preuve de clémence quand un journaliste fabrique des bobards anti-LFI à l’antenne, mais sort le couperet dès qu’on le soupçonne, fût-ce à tort, de sympathie pour La France insoumise. Ou, comme ici, de se moquer, en se croyant hors antenne, d’une figure de la droite radicale. Les débats de la commission sur la neutralité de l’audiovisuel public révèlent d’ailleurs l’ampleur de l’hostilité éditoriale à LFI sur les plateaux de la chaîne.

Une journaliste « proche de LFI » ?

Le 28 janvier, à l’Assemblée nationale, le rapporteur Charles Alloncle – très droitier, proche d’Éric Ciotti — épingle la cellule fact-checking de France Télévisions, « censée incarner le plus haut niveau d’impartialité, d’indépendance et de neutralité ». Il accuse de parti-pris pro LFI la journaliste de Franceinfo TV Lin-Lanh Dao, intervenante dans « Le vrai du faux ». Plus que tendancieux depuis le début des auditions, il soutient que l’audiovisuel public pencherait à gauche : « Il ne m’a fallu que quelques clics pour retrouver cette fact-checkeuse en chef du service public comme tête d’affiche d’une réunion politique de La France insoumise, le 13 novembre dernier à Toulouse, aux côtés du député M. Piquemal ». Il brandit une affiche logotée LFI où apparaît le visage de la journaliste franco-vietnamienne, encadrée par le parlementaire insoumis et sa suppléante. Un bandeau annonce une « présentation du livre de Linh-Lan Dao (« Vous, les Asiates. Enquête sur le racisme anti-asiatique en France »), avec François Piquemal et Victoria Scampa », dans une librairie toulousaine. « Considérez-vous qu’une journaliste aussi engagée publiquement aux côtés de La France insoumise dispose de la légitimité nécessaire pour exercer des fonctions de fact-checking à la tête de France Télévisions ? ». Alloncle appuie chaque mot avec une lourdeur calculée, en s’adressant à Muriel Pleynet, directrice de France Info.

Visage grave, mine contrite, Muriel Pleynet donne raison au rapporteur — sans apporter le moindre élément de contexte sur la participation de la journaliste à l’événement incriminé. « Tout collaborateur de France Télévisions, lorsqu’il désire s’exprimer à l’extérieur, donner des cours en école de journalisme ou participer à une conférence, doit en faire la demande auprès de la direction de l’information et du comité compétent. Linh-Lan Dao ne l’a pas fait. Elle l’a reconnu : elle n’avait pas à participer à cet événement, encore moins sans nous en avoir avertis et sans l’avoir déclaré. Il y a donc eu sanction », lâche-t-elle sèchement, sans préciser la nature de la mesure.

Désormais en charge des réseaux sociaux, Linh-Lan Dao n’exerce plus comme fact checkeuse, à sa demande, précise-t-elle à Blast : « J’ai manqué de prudence dans la mesure où ma présence engageait l’image de l’employeur. Le visuel de l’événement portait à confusion, cette maladresse aurait pu être évitée. ». Elle souligne néanmoins qu’une professeure de philosophie française d’origine vietnamienne, Victoria Scampa, l’avait invitée comme autrice et experte. « Je ne me suis jamais engagéepubliquement aux côtés de LFI, comme le soutient à tort Charles Alloncle ». Régulièrement sollicitée depuis 2018 par  les ministères et la mairie de Paris pour son expertise sur le racisme anti-asiatique, elle n’avait jamais demandé l’autorisation à son employeur. Et ce dernier n’y avait jamais trouvé à redire — jusqu’à la réunion fatidique « avec LFI ».

Dao, qui est membre de l’association des journalistes antiracistes et racisés, ne cache pas son combat contre la xénophobie — « mais en dehors de Franceinfo et sans être affiliée à aucun parti », insiste-t-elle. La nuance importe peu à ses détracteurs de droite radicale, qui font d’elle une cible de choix. Peu après l’audition de Pleynet, Alloncle dégaine un tweet qui jette à nouveau le discrédit sur Dao et souligne la prétendue mansuétude de la hiérarchie à son égard. Le site identitaire Fdesouche s’étonne qu’une « tête d’affiche d’un meeting LFI [sic] reste en poste ». Une photographe du RN connue pour ses saillies racistes l’attaque à son tour. Punie pour avoir cautionné une maladresse visuelle, Dao n’a reçu aucun soutien public de France Télévisions. Tout l’inverse de sa collègue Alix Bouilhaguet.

Deux poids deux mesures

Le 9 novembre 2025, dans « Questions politiques », co-diffusée sur France Inter, l’éditorialiste de Franceinfo TV débite trois contre-vérités grossières sur le maire de New York, Zohran Mamdani. Ces fake news étaient glissées dans des questions adressées à Manuel Bompard, coordinateur de La France insoumise et tête de turc habituelle de la journaliste. Face aux réactions scandalisées du public, la direction apporte des « précisions » sur le site de France Inter. Le texte, d’une rare indulgence, ne désavoue pas explicitement la journaliste. La hiérarchie lui impose des excuses à l’antenne, mais ne la sanctionne pas. Mais pour la journaliste, c’est déjà trop.  « Elle s’attendait à un soutien sans faille de la direction et a vécu ces excuses imposées comme une profonde injustice… », raconte un salarié de Franceinfo, encore estomaqué.

Pourtant, Muriel Pleynet est allée jusqu’à la réconforter publiquement, lors de son audition devant l’Assemblée nationale. « Il y a eu des imprécisions et une erreur factuelle, rectifiées, et pour lesquelles Alix Bouilhaguet s’est excusée. Je veux lui réitérer mon soutien. À la suite de cette interview, elle a été victime d’un harcèlement sur les réseaux sociaux tel qu’on en a rarement connu à France Télévisions, d’une violence inouïe, avec des menaces caractérisées, y compris contre ses enfants. Encore une fois, on peut se tromper, on peut être imprécise, mais ça ne méritait certainement pas ça ».

Les députés auraient peut-être mérité de connaître l’avis du Conseil de déontologie de la chaîne, que Blast s’est procuré. Adopté le 13 janvier, il constatait « qu’il n’y avait pas eu expressément de rectification à l’antenne » et que les téléspectateurs qui ne consulteraient pas le site deRadio France resteraient « sans accès à un travailjournalistique de vérification et de rectification » sur les positions de Mamdani

Ce deux poids deux mesures entre les affaires Dao et Bouilhaguet illustre ce que le Syndicat national des journalistes (SNJ) dénonce dans un communiqué du 27 octobre 2025 : un traitement à « géométrie variable », révélateur d’un virage de la chaîne vers une connivence de plus en plus marquée avec des thématiques droitières — recadrée uniquement en cas de dérapage trop manifeste. Au point de faire mentir le slogan maison : « l’information n’est pas une opinion ». Cette devise « s’affiche partout, des spots publicitaires à l’application mobile. À France Télévisions, on fait de l’info juste, on débusque les fake news et on est mû par le sens du service public : nos dirigeants le rappellent régulièrement. Malheureusement, la direction ne craint pas de se contredire ! », martèle le SNJ.

La marche pour Quentin Deranque s’est bien passée

La présentatrice de l’émission « La politique s’éclaire », Brigitte Boucher, en offre un exemple parlant. Au lendemain de la manifestation de soutien au militant d’extrême droite tabassé à mort à Lyon par des militants antifascistes, elle ouvre l’entretien sur un commentaire qui ne passe pas inaperçu : « La marche pour Quentin Deranque s’est bien passée. » Son interlocutrice, la députée écologiste Léa Balage El Mariky est sidérée par cette entrée en matière. « Alors, je crois que ça ne s’est pas bien passé quand des néo-nazis défilent, profèrent des slogans racistes et entonnent des chants homophobes dans les rues de Lyon. »

Un collaborateur de Franceinfo, tout aussi ulcéré, pointe les antécédents de Brigitte Boucher : « Elle n’en est pas à sa première sortie de route. Elle s’était déjà accrochée avec la députée LFI Danielle Obono sur la réalité du génocide à Gaza [« L’ensemble de la communauté internationale ne reconnaît pas ce terme. Est-ce que vous comparez ce que vous appelez « génocide » à l’Holocauste ? »]. Cette manière exclusivement à charge d’interroger les représentants de l’opposition les plus éloignés du pouvoir n’a pas sa place sur une antenne du service public. » Boucher est mariée avec Jean-François Pécresse, frère de la présidente LR du Conseil régional d’Ile-de-France. « C’est son droit le plus strict, cette union n’a rien de répréhensible en soi mais cela donne une idée de l’environnement social et idéologique dans lequel évolue la journaliste », glisse l’un de ses collègues. 

Impossible de savoir ce qu’en pense le nouveau patron de Franceinfo TV, Nicolas Marut. Cet ex-numéro deux de BFM a refusé de répondre aux questions de Blast. Sous couvert d’anonymat, un rédacteur en chef proche de l’ancienne direction balaie toute idée de droitisation : « Le traitement de l’actualité repose sur le respect des faits, et non sur une quelconque opinion. » Antoine Chuzeville, représentant du Syndicat national des journalistes, exprime pourtant le malaise d’une partie de la rédaction : « Je ne qualifierais pas France Info de chaîne de droite et encore moins d’extrême droite. L’immense majorité des collègues travaillent correctement, avec le souci d’une information fiable et sourcée. Je doute qu’il existe un plan préconçu visant pour en faire une CNews bis. Mais certaines dérives et certains choix interrogent quant à la stratégie éditoriale de la direction ».

Plusieurs sources internes pointent le conformisme — teinté d’opportunisme — d’une partie de la rédaction. Pour l’une d’elles,« depuis la dissolution et les européennes, on invite davantage le RN, forcément, mais pas tellement plus que de mesure. Tout l’échiquier politique s’est déplacé à droite, et les médias forcément aussi. Mais parler de droitisation dure ou d’extrême droitisation serait excessif ». 

D’autres ne partagent pas cette sérénité. Le talk show « Le pour et le contre », lancé en septembre 2025, concentre des critiques en interne comme à l’extérieur. Au lendemain de l’émission du 27 septembre, un jeune journaliste exaspéré lâche une bombe en conférence de rédaction : « Ce que j’ai vu hier soir, c’est la honte. On a une PDG qui critique CNews parce que c’est une chaîne d’extrême droite, mais on fait la même chose ! ».  Il y avait de quoi : réagissant à la condamnation de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement libyen, l’académicien Jean-Marie Rouard avait torpillé la justice et les magistrats français : « Cette République des juges est néfaste pour la démocratie. Comme l’a dit Henri Guaino [ex-conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Élysée], cette condamnation est un coup d’État contre la séparation des pouvoirs ». Face à ces outrances, la présentatrice Claire-Elisabeth Beaufort était restée de marbre. Le débatteur Nathan Devers, philosophe de profession, avait croisé les bras sans piper mot. Sur le visage de l’autre chroniqueur, l’essayiste Paul Melun, un sourire fugace avait suffi.

Franceinfo ne dérive pas vers la gauche mais en direction de la droite, voire de l’extrême droite

François Badaire, délégué CGT chez France Télévisions, y voit le signe d’un virage assumé : « Contrairement aux allégations infondées de Charles Alloncle, Franceinfo ne dérive pas vers la gauche mais en direction de la droite, voire de l’extrême droite. Pour constituer l’équipe du « Pour et le contre », la chaîne est allée chercher deux chroniqueurs réguliers de L’Heure des pros sur CNews, dont la ligne éditoriale est clairement à droite de la droite ». Tellement à droite que le philosophe Michel Onfray a pu dérouler tranquillement, le 19 octobre, la théorie raciste du « grand remplacement » à l’antenne de Franceinfo.

Convoquée pour justifier ces choix devant la commission de suivi déontologie de France Télévisions, la direction minimise. Elle concède tout juste que « le terme « grand remplacement » aurait dû être inscrit entre guillemets et mieux explicité et contextualisé. » Nathan Devers plaide lui aussi l’imperfection : « le sujet « grand remplacement » arrivé en fin d’émission et n’a pas été traité comme il aurait dû l’être, faute de temps ». Simple problème de forme, en somme.

À décharge, notre rédacteur en chef anonyme « trouve un peu dur de critiquer l’émission au motif que certains intervenants viennent de CNews ». Il signale qu’« à la demande de la Société des journalistes, un rédacteur en chef encadre désormais l’émission en direct via l’oreillette du présentateur, pour rectifier les propos inexacts et maintenir un débat factuel. Cela permet de mieux tenir les rênes et d’éviter les dérapages ».

Factuel, vraiment ? Le 1er mars, au lendemain du déclenchement de la guerre contre l’Iran, « Le pour et le contre » reçoit le porte-parole francophone de l’armée israélienne Olivier Rafowicz. Nathan Devers, proche de l’intellectuel atlantiste et pro-israélien Bernard-Henri Lévy, exulte à l’antenne. « Il faut voir que la vision de Téhéran en flammes, c’est l’œuvre de Netanyahou », s’emballe-t-il, le doigt levé. « Ce conflit est historique, je dirais même historial, comme dirait Hegel, tant il recompose notre être », jargonne-t-il, pénétré de sa propre solennité. Il se tourne vers le porte-parole : « Comment analysez-vous la réaction d’un régime qui s’en prend à des civils ? ». C’est Rafowicz qui modère l’euphorie ambiante, comme on rabroue gentiment un compagnon trop démonstratif. « Il ne faut pas tomber dans l’autosatisfaction, ce pays n’est pas encore à genoux ! ».

Motion de défiance à 87%

L’autosatisfaction, les équipes de Franceinfo s’y risquent peu, au vu de leurs audiences.  « La part d’audience de France Info TV n’excède pas les 1 %, loin derrière les 3,4 % de CNews, les 2,8 % de BFM TV ou les 2 % de LCI », se délecte Charles Alloncle lors des auditions. L’ex-directrice, elle, attribue cette dernière place à une « offre différente ». Depuis juin 2025, la chaîne a réinstallé des journaux toutes les heures et des rappels de titres toutes les demi-heures, « partant du principe que la vocation première d’une chaîne d’information est d’abord d’offrir aux téléspectateurs qui zappent chez nous un résumé de l’info du jour, et seulement après des développements et des décryptages. »

Muriel Pleynet omet de préciser que cette réintroduction est intervenue après l’indignation unanime provoquée par une séquence de « L’heure américaine », le 5 février 2025. Au programme ce soir-là : une discussion très sérieuse autour du « projet » de Donald Trump de transformer Gaza en Riviera du Proche-Orient. Interloqués, 87% des journalistes votent une motion de défiance contre leur directeur, Laurent Delpech, invité à prendre la porte. « À force de pousser les journalistes à remplir des plateaux dans l’urgence pendant 50 minutes et à donner la parole à n’importe qui, un accident devait arriver. Depuis, le contrôle des invités a été renforcé », tente de rassurer un rédacteur en chef.

La prévention des « dérapages » a gagné un peu en rigueur. Mais le profil idéologique des invités, lui, n’a pas fondamentalement changé. Le SNJ-CGT a passé au crible treize émission de talk comprenant 40 invités, entre le 13 janvier et le 6 février 2025. Conclusion publiée, dans le Club de Mediapart : « Ces soi-disant experts et toutologues ne sont pas du tout indépendants, mais pour une bonne part liés à la droite, à la macronie, ou à des intérêts financiers. On peut ainsi dessiner une sphère idéologique qui englobe des personnalités liées à la droite conservatrice ou libérale, ou à des lobbies pro-business ».

La présence de tels experts et « toutologues » — qui privilégient les formules choc et les récits simplificateurs nourrissant la polémique — témoigne aussi d’une évolution de la chaîne au cours de la dernière décennie. À sa création, Franceinfo TV promettait de « décrypter l’actualité autrement, avec une nouvelle écriture, une nouvelle forme de mise en image, et des reportages plus pédagogiques ». Selon une source interne, ses rédacteurs en chef s’étaient alors jurés, lors d’une réunion préparatoire au lancement de la chaîne, « de ne jamais chercher à partir les premiers pour faire du scoop à tout prix », revendiquant une exigence propre au service public : vérifier avant de diffuser. Mais, selon cette source, laréunion à peine terminée, le principal responsable, Daniel Grillon — transfuge de LCI, où il avait participé au lancement de la chaîne d’info continue de Bouygues — prend à part deux autres chefs placés sous son autorité : « Attendez, si on a une info avant nos concurrents, on devra quand même faire en sorte d’être les premiers à la donner ! ». « Au fil du temps, la chaîne a commencé à ressembler de plus en plus au privé », observe Chuzeville. C’est ainsi que Franceinfo TV, créée il y a dix ans pour faire autrement, a fini par faire pareil. En interne, des syndicats voient dans cette quête d’audience un renoncement, doublé, par effet de mimétisme, d’une « dérive vers la droite ». La direction, elle, continue d’appeler ça « une offre différente ».

Crédits photo/illustration en haut de page :
Morgane Sabouret / Margaux Simon

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